Résumé complet : Dans les espaces verts urbains, les couverts végétaux (e.g. forêt urbaine, pelouse) associés aux pratiques culturales (e.g. fertilisation, irrigation, tonte) peuvent impacter les cycles couplés du carbone et de l'azote et générer des impacts environnementaux négatifs. Dans ce travail mené dans la ville d'Angers, les auteurs ont évalué l'influence de la végétation arborée et de l'intensité de gestion sur le processus de décomposition des matières organiques, de la fragmentation jusqu'à la minéralisation et les émissions de gaz à effet de serre associées. Les résultats de la thèse ont montré que l'arbre d'une pelouse induit un microclimat (- 1.6 °C dans le sol, - 30 % de précipitations) qui ralentit la décomposition des litières et diminue la respiration du sol par rapport à une pelouse sans arbres. Les résultats confirment l'intérêt de l'arbre sur une pelouse à faible intensité de gestion pour réduire l'impact environnemental des espaces verts urbains. La restitution des litières arborées d'une pelouse pourrait être envisagée pour améliorer les services écosystémiques rendus par les espaces verts urbains. (extrait du résumé de l'auteur)