Résumé complet : Cette étude menée par une équipe canadienne (Dalhousie University et Ryerson University) et américaine (US Forest Service) a identifié et exploré des facteurs de vulnérabilité des arbres urbains en zone résidentielle. Menée en 2014 à Toronto (Ontario, Canada), sur un échantillon de 806 arbres, elle s'est appuyée sur un inventaire existant de 2007/2008 pour appréhender l'évolution de ces arbres. Elle a étudié des indicateurs d'exposition, de sensibilité et de capacité adaptative des arbres, en décrivant également le milieu bâti environnant, la structure de la forêt urbaine et la population humaine du quartier. D'après les résultats, les facteurs aggravant la mortalité ou la pauvreté des conditions de croissance des arbres sont l'intensité d'utilisation des terres, la largeur des rues, la distance des bâtiments et voies de circulations, ou encore les surfaces imperméables. Les auteurs appellent à mieux étudier ces facteurs de vulnérabilité (au niveau biologique notamment) pour pouvoir mieux planter et conserver les arbres urbains, et ainsi bénéficier de leurs services écosystémiques.